Entreprenariat : Portrait : Djamal Ab-Taher, un exemple à suivre!

Jeune entrepreneur excellant dans le domaine de l’horticulture et de la décoration des jardins, des espaces verts et des maisons, Djamal Ab-Taher est un amoureux de la nature. Parcours de ce jeune qui a compris très tôt l’enjeu et l’importance de l’entreprise entrepreneuriale qui peut permettre d’émerger et à ne dépendre que de soi-même. par MékonéCampus, le 1/6/2018 4:42:57 AM

MékonéCampus

De taille moyenne, d’un teint noir clair, Djamal Ab-Taher est un jeune homme svelte d’une trentaine d’année. Ambitieux, Djamal ne manque pas d’audace et voudrait se faire une place au soleil. «Tu gagneras ton pain à la sueur de son front», dit la biblique. Eh bien, Djamal, lui, a pris ce passage du livre Saint à la lettre. Il se distingue des autres patrons d’entreprise par son attitude et son comportement. Sur son site d’exploitation, Djamal se mêle à ses employés. Il donne lui-même l’exemple en touchant à tout. Tout en donnant de l’ordre aux jeunes qu’il a employés dans son espace, il leur enseigne le métier. Bosseur, Djamal est un esthéticien fini. Car, ce qui attire d’abord dans son jardin, c’est le caractère esthétique des œuvres réalisées.
Le jeune homme a des idées très claires de ce qu’il fait. Doué d’un sens professionnel aigu, il sait ce qu'il faut faire pour que les choses avancent dans un sens positif. A l’entendre parler, c’est un homme qui recherche la qualité, le travail bien fait. Le dynamisme et l’efficacité ainsi que sa vision perspicace des projets lui vaudront des louanges.
Détenteur d’une licence en gestion et entrepreneuriat à l’université de Khartoum au Soudan, Djamal Ab-Taher est, lui aussi confronté aux même problèmes, comme la plupart des jeunes Tchadiens, diplômés sans emploi - qui sont au chômage mais, désespérément, attendent que la Fonction publique leur ouvre la porte. Il ne voit pas cela comme une fatalité et décide de prendre son destin en main et de voler de ses propres ailes. Après avoir déposé ses dossiers à la Fonction Publique pour sont intégration, Djamal Ab-Taher a choisi d’exploiter ses compétences dans le domaine d’horticulture et de la décoration. Pour y arriver, le jeune homme va donc mener des démarches auprès des autorités compétentes pour obtenir un espace afin de l’exploiter. Ses démarches n’ont pas abouti. Mais découragement n’est pas Djamal. Il persévère car, il veut, vaille que vaille atteindre son objectif: créer un espace et l’exploiter pour gagner son autonomie. « Au début, ce n’était pas facile», a-t-il confié. «Je me souviens encore comme si c’était hier. Je courais dans tous les sens pour qu’on me loue simplement un espace, même si c’est un dépotoir à ordures», a-t-il dit. Par un coup de chance et après avoir payé une caution à la commune du 7ème arrondissement, un dépotoir de saleté faisant dos au stade de Habéna lui a été concédé. «J’ai dû dépenser plus de 3 millions F CFA dans le réaménagement, le nivelage et le curage des ordures pour qu’enfin mon entreprise prenne forme», souligne-t-il. Ces difficultés sont de nature à décourager les jeunes entrepreneurs Tchadiens qui veulent créer. Mais Djamal y tient à la réussite de son projet, jusqu’à ce que son projet se réalise malgré que le chemin fût plein d’obstacles.
Comment se pratique le métier du fleuriste et sculpteur ?
Dans son entreprise, le rôle de Djamal consiste à cultiver et à entretenir certaines qualités de fleurs décoratrices et de les vendre par la suite, aux individus comme aux entreprises qui veulent bien embellir leurs cours ou leurs bureaux avec des fleurs. Pour lui, le choix des fleurs nécessite une connaissance et un bon sens de l’esthétique. «Les fleurs sont des constituants essentiels de la vie d’un être vivant. Il suffit de savoir comment faire le greffage des espèces pour trouver une race jolie et pleine de vie», explique-t-il en bon connaisseur. Les espèces de fleurs utilisées par notre jeune entrepreneur sont celles qui poussent sur toute l’année indépendamment des saisons. Concernant la décoration ou la sculpture, il faut souligner que Djamal Ab-Taher réalise ses objets d’art avec des matériaux de seconde main et non avec des produits bruts extraits de la nature comme du bois. Ceci, pour ne pas contribuer à la dégradation de notre environnement. Il utilise beaucoup plus de l’argile, du ciment ou des briques cuites pour fabriquer les pots afin de poser ses fleurs. C’est tout un art aussi imaginatif qu’esthétique. «La protection et la préservation de l’environnement est très importante dans la société. De ce fait, j’utilise des briques cuites, du ciment et mon savoir faire pour réaliser l’œuvre». Avant tout ce jeune homme, compte d’abord sur son savoir-faire. Il n’a reçu aucune aide de la part du gouvernement, même si, le gouvernement a, en son temps, créé un Ministère des Moyennes et Petites Entreprises pour aider les jeunes qui veulent entreprendre. «Il ne faut jamais attendre du gouvernement pour s’en sortir», conseille-t-il et il incite les autres jeunes à lui ressembler. C’est grâce à une banque de la place, que Djamal a contracté un prêt pour lui permettre de réaliser son projet.
A travers l’expérience de Djamal, on peut dire que pour entreprendre, il faut oser et persévérer. C’est ce qu’a fait ce jeune, rempli d’audace pour son entreprise devienne aujourd’hui une réalité.
Il faut rappeler que l’entreprise de décoration et d’horticulture de Djamal se trouve non loin du rond point du «10 octobre», appelé rond point Gazelle, en venant du rond point à double voies, côté Est du stade en construction.
Les pots de fleur et la décoration coûtent entre 5 000 et 10 000 F CFA. En deux ans d’existence, l’entreprise a embauché actuellement plus de 5 jeunes, repartis sur le terrain pour la réalisation et l’entretien des jardins et des espaces verts dans la capitale. Aujourd’hui, le lieu où est implantée cette entreprise, qui était jadis, un dépotoir d’ordures, fait l’objet d’admiration et reçoit les félicitations de certains usagers amoureux du beau paysage.
Le courage de ce jeune doit inspirer d’autres qui sont dans les quartiers sans rien faire et qui attendent que les portes de la Fonction publique leur soient ouvertes. Ils doivent oser en prenant leur destin en main, comme Djamal.

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